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PRÉFACE Depuis très longtemps, la Wallonie marie le fer et le feu et sa sidérurgie a fait sa réputation bien au-delà de ses frontières. Avant d'utiliser massivement la houille (mot d'origine wallonne), l'industrie wallonne utilisa, pour fabriquer le fer et l'acier, le bois de ses forêts. L'épuisement de ses ressources fossiles et la prise de conscience des problèmes d'environnement et de développement durable ont permis à la Wallonie de redécouvrir cette richesse naturelle. Grâce au savoir-faire de ses centres scientifiques et technologiques et au dynamisme de ses entreprises, des voies nouvelles se sont ouvertes en ce domaine et le Ministère de la Région wallonne, Division de l'Énergie, soutient et encourage plusieurs actions pour mettre en valeur ce patrimoine :
Un accent particulier a été mis sur les actions concrètes, au service des populations, et la biomasse est une opportunité de partager et d'échanger notre savoir-faire pour le plus grand bien de tous. Plus qu'un voeu, c'est une conviction que j'exprime et un engagement que je prends dans le soutien aux initiatives qui iront dans ce sens. William ANCION, Ministre de la Recherche, du Développement technologique, du Sport et des Relations internationales pour la Région wallonne La biomasse, principale source d'énergie des populations rurales et urbaines de bon nombre de pays, continue d'occuper une place majeure dans la satisfaction énergétique des populations. Les plus récentes études (ex. : Banque Mondiale, 1996, Rural energy and development et FAO, 1995, Future Energy Requirements for Africa's Agriculture) estiment que les bioénergies couvrent environ le tiers de la consommation mondiale d'énergie, soit près d'un milliard de tonnes d'équivalent pétrole (TEP) par an. Le poids économique, social et environnemental des filières biomassiques est, de ce fait, indéniable. Ces filières pourront contribuer, par ailleurs, à la résolution de problèmes liés notamment aux changements climatiques, aux déséquilibres des écosystèmes forestiers, à la dégradation des sols et à la lutte contre la désertification. La demande croissante de la biomasse-énergie, la monétarisation des échanges, la pression sur les écosystèmes surtout forestiers et sur les espaces à vocation agricole invitent les pays concernés par la problématique à asseoir leur stratégie autour d'axes prioritaires dont : - la rationalisation de la consommation de la bioénergie pour un meilleur équilibre des écosystèmes; - l'amélioration des capacités nationales de valorisation des ressources mobilisables dans les zones sensibles pour lever la pression exercée sur les forêts naturelles ou sur les sols agricoles; - une meilleure maîtrise des techniques et des méthodes d'exploitation, de transformation et de commercialisation des produits énergétiques issus de la biomasse. Cette maîtrise, tant au niveau des prises de décision en matière de planification énergétique qu'au niveau de l'investissement, passe par le développement des compétences nationales. L'inventaire des experts et des institutions dans le domaine de la biomasse-énergie est un premier pas pour aider à ce développement. L'identification des axes d'intervention et des champs de compétence, de même que le rayonnement géographique sont autant de paramètres qui ont été identifiés pour caractériser l'expertise en biomasse-énergie existant au sein de la Francophonie. Introduits avec d'autres données descriptives et statistiques, ils permettront à l'utilisateur de l'Atlas de disposer d'une somme d'informations utiles pour entreprendre des contacts et pour développer des relations de coopération technique, scientifique et informationnelle dans le domaine. Cet ouvrage se veut une réponse à un besoin longtemps ressenti par nos pays membres. Il est le résultat du partenariat que l'IEPF a développé avec la Région wallonne et le Centre québécois de valorisation des biomasses et des biotechnologies (CQVB) et dans lequel ces partenaires trouveront l'expression de notre reconnaissance pour le support précieux autant technique que financier qu'ils y ont mis. Nous tenons à remercier les experts et les institutions qui ont accepté d'être présentés dans cette première version de l'Atlas, tout en souhaitant que cette première puisse être appréciée et enrichie régulièrement par l'ensemble des intervenants du domaine de la biomasse-énergie de nos pays membres. El Habib BENESSAHRAOUI Directeur exécutif Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie (IEPF) (Extrait du livre) L'Atlas des expertises et compétences en biomasse-énergie en Francophonie fournit un portrait des compétences scientifique et technique oeuvrant dans ce secteur ainsi que des organismes de financement actifs au sein des pays de la francophonie. Près de 225 intervenants répartis dans les différents pays membres de l'Agence de la Francophonie (ACCT) ont été répertoriés dans cet Atlas. De plus, la façon dont les informations sont présentées dans l'Atlas permet d'identifier par pays l'ensemble des intervenants de la filière biomasse-énergie, de connaître les technologies maîtrisées par les intervenants, de préciser les types de biomasses concernées et d'accéder aux services offerts par les intervenants ainsi qu'aux équipements et produits disponibles. Afin de faciliter la recherche d'information, l'Atlas se présente en trois sections :
Il se peut, malgré les efforts de recherche mis en œuvre pour la préparation de ce document, que certains intervenants de la filière biomasse-énergie ne soient pas répertoriés. Si tel est le cas, une fiche signalétique à compléter est incluse à cette fin en dernière partie de l'Atlas. Aussi, tout nouvel intervenant est invité à retourner cette fiche dûment complétée à l'IEPF par télécopieur au numéro (418) 692-5644. Ce dernier se fera un devoir de l'inclure dans sa base de données informatisée et à l'insérer dans toute nouvelle édition. Co-direction Elizabeth MacKay, CQVB Boufeldja Benabdallah, IEPF
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