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Accroître les capacités pour l'utilisation durable de l'énergie

Dernière mise-à-jour: 19 avril 2007

Responsable du projet: NDOUTOUM, Jean-Pierre

L'énergie est au cœur des stratégies mises en œuvre aujourd'hui pour relever les défis du développement durable et notamment ceux reliés aux objectifs du millénaire pour le développement (ODM). Car, même si elle n'est pas explicitement mentionnée parmi les ODM, l'énergie occupe une place centrale pour l'atteinte de ceux-ci. Pour le tiers de la population mondiale qui aujourd'hui vit dans l'extrême précarité, la lutte contre la pauvreté et la faim nécessitera des moyens de cuisson, de transport, de conservation des aliments qui tous consomment de l'énergie. L'accès à l'éducation, notamment pour les filles, sera favorisé par une mise à disposition de services énergétiques aujourd'hui effectués par la force humaine (corvée de bois, d'eau, de cuisson...). Les femmes des communautés les plus pauvres peuvent voir leurs durs travaux, aussi bien dans les champs que dans les foyers, allégés par une offre adaptée de services énergétiques. Un tiers de l'humanité connaît un véritable dénuement énergétique.

Les zones urbaines, qui sont les principales consommatrices d'énergies commerciales (jusqu'à 60% de la consommation nationale dans la plupart des cas) sont au cœur de cette dynamique prédatrice. Elles se caractérisent, dans les pays en développement et plus particulièrement en Afrique Subsaharienne, par une consommation abusive de la biomasse avec un impact délétère sur la qualité de l'environnement local et la préservation des risques.

Plusieurs options et choix énergétiques développés au cours des dernières décennies permettent heureusement d'améliorer l'efficience des différentes formes de production et de consommation de l'énergie, et, en d'autres termes, d'assurer l'utilisation durable de l'énergie. Il y a l'efficacité énergétique qui reste largement sous-exploitée, les énergies renouvelables (solaire, éolienne, micro hydro,...) aujourd'hui économiquement viables, et des technologies de nouvelle génération (cogénération, piles à combustible, biocarburant...) qui permettent de donner un nouveau souffle aux énergies traditionnelles et notamment à la biomasse.

Le projet « Accroître les capacités pour l'utilisation durable de l'énergie » s'intègre naturellement dans le programme relatif à l'amélioration des pratiques de gestion durable des ressources naturelles. Il essayera de contribuer à la diminution de la prédation sur l'environnement (notamment le bois), la lutte contre la désertification, la diminution de l'effet de serre, l'amélioration de l'intensité énergétique des pays.

Le projet aura recours à la sensibilisation, l'information, la formation et surtout la mobilisation des partenaires institutionnels et financiers (notamment en lien avec le projet accès aux mécanismes novateurs de financement). Il s’orientera résolument vers des actions de terrain, concrètes, limitées dans l’espace et le temps, et s’appuyant sur des opérateurs locaux.

La première activité du projet, intitulée « Appui aux opérateurs », vise par une assistance technique adaptée. Elle vise principalement :

  • les villes, principal lieu de production et de consommation des énergies commerciales et traditionnelles. Pour le quadriennum, il est prévu de lancer dans quatre nouvelles municipalités en plus des 2 déjà engagées (Bamako et Beyrouth) une opération de maîtrise des consommations d'énergie. Cette opération d'efficacité énergétique sera progressivement élargie à d'autres aspects liés à l'énergie et aux dimensions de gestion de l'environnement
  • les agences de maîtrise de l'énergie et d'électrification rurale, vecteurs de l'utilisation rationnelle de l'énergie, du développement des énergies renouvelables et de l'accès à l'énergie des populations rurales et périurbaines. Un minimum de deux nouvelles agences d'électrification rurale ou de maîtrise de l'énergie devrait avoir été mis en place avec un programme d'actions

L’intérêt pour l’Institut de s’appuyer sur ces deux publics réside dans leur capacité à opérer les changements d'échelle et les démultiplications au niveau des territoires et des pays pour assurer des impacts réels sur le terrain.

En plus de ces actions de terrain, et fort de l’expérience accumulée en matière de renforcement des capacités et conscient de la forte demande en formation et information, le projet maintiendra une action continue d'information et de formation ouverte à tous les pays francophones en développement et axée sur les formations en efficacité énergétique et en énergies renouvelables, la publication des fiches techniques et le soutien à la rencontre annuelle de l'Université méditerranéenne d'été de Tunis (UMET). C’est la deuxième activité du projet, intitulée « Diffusion des outils, techniques et méthodes ». Cette activité vise, par l'information et la formation, la vulgarisation des outils, techniques et méthodes utiles à la conception et à la mise en œuvre de stratégies énergétiques viables. Les femmes et le jeunes seront encouragés, voire privilégiés dans la participation aux différentes opérations Les formations se feront en lien avec des centres de formation de pays membres en développement où des modules spécialisés ont été ou seront installés après évaluation des formations en cours. Le choix de ces centres se fera suite à un appel à propositions.

Enfin, l’IEPF a réalisé entre 2000 et 2004 un projet pilote de développement d’entreprises de services écoénergétiques en Côte d’Ivoire, avec un financement du FEM. Les résultats encourageants de ce projet ont conduit l’Institut et le PNUE-FEM à en envisager dès 2005 la généralisation dans d’autres pays. C’est la troisième activité du projet axée sur le« Renforcement des capacités pour la mobilisation de financements novateurs ». Cette activité sera bâtie autour du développement d’entreprises de services écoénergétiques, notamment au Mali, en Mauritanie et au Sénégal. De plus l’Institut s’est engagé à initier avec le PNUD-FEM un projet de développement de standards et labels pour l’efficacité énergétique au profit des pays de l’UEMOA. Dans le domaine de la micro-hydroélectricité, l’Institut, en collaboration avec le Gouvernement du Québec, a mené dès 1999 des études préliminaires sur l’intérêt et la validité d’une telle approche. Puis, il s’est attelé à la mobilisation des partenaires au développement, notamment la Banque africaine de développement (BAD) et le PNUD qui ont répondu favorablement. Ces démarches ont fait l’objet d’un projet d’envergure conduit par le PNUD et pour lequel l’Institut s’impliquera dans le renforcement des capacités et la diffusion des résultats.

Les partenaires du projet seront :

  • les pays d'origine des bénéficiaires
  • l'Association Internationale des Mares Francophones (AIMF), la Région wallonne et le Partenariat pour le Développement Municipal (PDM), l'Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) de France, l'Agence de l’Efficacité Énergétique du Québec (AEE) et les Agences nationales des pays membres en développement
  • les organisations régionales (CEDEAO, UEMOA, CEMAC, COI) et les Institutions financières internationales comme le FEM, le PNUD, le PNUE, la Banque mondiale ou la BAD

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